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Pré-publication, Document de travail

Réductionnisme et holisme : deux approches du vivant incompatibles ?

Résumé : Dans Le Hasard et la Nécessité paru en 1970, Monod considère que l'ancienne dispute entre « réductionnistes » et « organicistes » 1 est définitivement réglée au profit du réductionnisme et de sa méthode d'analyse. C'est ce qu'il affirme, en particulier à la fin du chapitre 4 portant sur « la cybernétique microscopique. » En quel sens est-ce une ancienne dispute ? L'article de Françoise Longy portant sur le réductionnisme dans le Grand dictionnaire de philosophie fait un historique de ce terme apparu au début du XXe siècle, relatant les lieux d'apparition de cette notion et ses enjeux. Tout d'abord est présentée une définition nominale : « Tout programme ou doctrine prétendant réduire un certain type de discours à un autre. Selon son ampleur, la réduction prônée peut porter sur des lois, des notions, des théories ou des disciplines. » 2 Puis l'auteur développe celle-ci en s'appuyant sur des exemples concrets: « Aussi bien dans l'histoire fine des disciplines, y est-il précisé, que dans celle générale des grandes orientations, on rencontre une multitude de programmes réductionnistes : réduire les lois de l'optique aux principes de la théorie électromagnétique, réduire les sciences de la nature à la mécanique (mécanisme) ou toutes les sciences à la physique (physicalisme), ou toute explication à une explication en terme de phénomènes matériels (matérialisme) ou idéels (idéalisme). » L'auteur montre que ces pratiques vont bientôt être théorisées : « Mais, c'est seulement avec Carnap, poursuit-elle, que commence une analyse serrée des différentes sortes de réduction et de leurs conditions. Autour de 1960, deux modèles de réduction théorique, celui de Nagel et celui de Kemeny et Oppenheim, marquent une étape dans cette réflexion qui se poursuit encore aujourd'hui. » 3 L'auteur va distinguer dès lors les types de réductions possibles, selon qu'elles ont ou non des conséquences ontologiques : les premières se révélant plus problématiques. « Les projets de réduction suscitent fréquemment d'importants conflits à cause de leurs implications ontologiques. Les réductions sans conséquences ontologiques-celles qui se limitent aux lois ou aux théories sans toucher aux notions primitives qui déterminent les entités de base et leurs propriétés caractéristiques-sont admises sans problème. Elles satisfont l'idéal scientifique d'unification théorique sans soulever aucune difficulté. Réduire, 1 J. Monod, (1970), p. 105. 2 Grand dictionnaire de philosophie (sous la dir. de M. Blay), (2003) p. 908. 3 Grand dictionnaire de philosophie (sous la dir. de M. Blay), (2003) p. 908.
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Contributeur : Roselyne Le Gall <>
Soumis le : vendredi 22 novembre 2019 - 13:19:57
Dernière modification le : mardi 22 septembre 2020 - 03:53:41

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Roselyne Le Gall. Réductionnisme et holisme : deux approches du vivant incompatibles ?. 2019. ⟨hal-02376126⟩

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